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Message par Arkana le Jeu 19 Mar - 23:17

Bonsoir tout le monde!

Je devais poster le cours de Cadoret de ce mardi, seulement comme il n'a pas eu lieu pour des raisons de sécurité (perso, je dirais plutôt que la prof n'avait pas envie de faire cours ^^"), bah je mettrais rien.

Par contre, demain dans la journée, lorsque j'aurais eu le temps de le reprendre, je déposerais le cours de géo urbaine.

Voilà, bonne soirée à tout le monde.

PS: si certains d'entre vous souhaite un cours d'avant dans l'une de ces deux matières car il n'a pas pu aller en cours, pour cause d'engagement , de manif' ou autre, pas de problème, faites le moi savoir!
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Re: Cours de géo de l'Europe + annonce

Message par Ben le Ven 20 Mar - 15:54

Ah merci Arkana !! Tu n'aurais pas par hasard le cours de M. Larceneux sur la suite des définitions qu'il nous avait donné (ça doit être le cours du 3 mars ou un truc comme ça). Merci Smile

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Re: Cours de géo de l'Europe + annonce

Message par Arkana le Sam 21 Mar - 14:53

Voici mon cours du 3 Mars, mais je doute que se soit les définitions que tu souhaites: en effet, c'était le premier jour de grève, et il nous avait fait un cours sur ça. Je le mets quand même au cas où, et en dessous, je mettrais ce que j'ai appelé la séance 3.

 M. Roncayolo, La ville et ses territoires, Folio essais.
 M. Henaff, la ville qui vient, l’Herne.

Le système de la ville peut être découpé en des blocs avec des interrelations.

• Morphologie d’urbanisme
• Activités et fonctions
• régulation / gouvernance
• Structures sociales et économiques
• écologie urbaine
• Transports mobilité

Ils ont tous des liens entre eux. Articulation par des interrelations. Deux processus dans l’activité éco :
• La mondialisation, pas toujours faite de manière étatique, mais aussi par des liaisons internationales
• La dynamique de l’économie de la connaissance. On ne peut envisager économique basé sur la recherche scientifique, il Ne peut y avoir de dynamisme sans recherche.
Autrefois, on pensait que l’énergie des bras suffisaient, ce n’est plus le Cas auj. L’université et ses enjeux sont importants. Aujourd’hui, 2 questions fondamentales se posent, en termes de politique, et, de dynamique de recherche :
 Le rapport de la recherche au territoire : comment à un niveau territoriale donné, on peut articuler la recherche dans le processus éco
 La recherche à un niveau international. Elle doit aussi respecter les modalités de production scientifique. Publications.
 La recherche. On veut l’asservir pour les besoins des entreprises locales, et puis paradoxalement, en opposition, le besoin de faire une recherche ayant une validité avec des critères internationaux.
Mais comment penser la recherche en elle-même ? D’abord, il y a la recherche fondamentale, articulée sur une recherche appliquée. Les objets ont donc une visibilité. Après, on a la recherche développement. Et enfin, la production  voici la chaine de la recherche et des éléments productifs. La recherche fondamentale doit être désintéressée. Et envisagée dans une logique de long terme. Alors que l’on souhaite des résultats rapides. On doit alors savoir où se placer dans les recherches (Dijon). Tous les acteurs doivent âtre orientés vers les besoins de l’industrie locale, et on va alors aménager des systèmes productifs locaux (DATAR depuis 20 ans), ou aujourd’hui, un pôle de compétitivité. Système Politique Locaux = DATAR est devenue Diact. A Dijon, il y a 2 pôles : le premier autour de l’industrie alimentaire (amora), et un second autour de l’industrie nucléaire. Nous sommes dans une logique d’insertion de la rechercher dans un ensemble territorial. Les gens vont travailler là où il y aura de ‘argent, sur ces créneaux là. Autre niveau : les chercheurs qui font de la recherche doivent êtres publiés. Comités nationaux et internationaux. Université plus ou moins cotée sur la publication des chercheurs (nul pour amora lol). Procédures de validations de la recherche, jusqu’à maintenant cette recherche universitaire est validée de 2 manières :
• Au niveau des laboratoires de recherche.
• Des personnels, des individus.
Il y a une instance aujourd’hui, le CNU (Comité Nationale des Universités), pour être recrutés, pour avoir un changement de corps, les universitaires passent devant ces commissions nationales. Il faut des critères disciplinaires. Il y a 80 disciplines identifiées. En géo c’est une commission d’urbanisme. Le recrutement n’est pas territoriale, il est finalement disciplinaire. Or, ce modèle est un modèle qui est abolie par la réforme. Pour donner le pouvoir au président de l’université, et son administration. Une logique, celle des besoins de l’économie locale, c’est un changement complet des commissions de spécialistes. Il va construire les commissions de recrutement. Loi LRU veut donner le pouvoir au président de l’université pour transférer les postes.
Le deuxième aspect (recherche internationale) : une personne qui fait de la recherche appliquée, ne peut faire de la recherche fondamentale. Les universitaires ne pourront donc plus être en marge du système. Le président de l’université va pouvoir moduler. Les modalités de l’expression de la recherche posent des problèmes différents en fonction des matières. En droit, on fait des notes juridiques, en Sciences, on fait des articles. Conséquences : cette recherche de niveau internationale ne pourra plus être faite si les gens sont astreints à travailler pour les territoires locaux. Il n’y aura plus qu’un certain nb d’université d’un niveau national et international. 18 universités, la recherche fondamentale ayant besoin de financement.
Derrière cela, il y a encore un niveau important : c’est la procédure de mise en concurrence des universités. Il y a 10 ans, les universités étaient financées par l’Etat sur les dotations. Aujourd’hui, on ne peut avoir des financements que sur contrats. Une partie de l’activité d’auj est de répondre à des appels d’offre. L’ANR désigne qui va avoir les moyens pendant un an. Il faut alors faire des dossiers et on candidate. C’est plus une recherche indépendante, libre. Et validé par des commissions internationales, et politiques. Les universités qui ont beaucoup de personnels administratifs pourront résister. Pour Dijon, se sera difficile. Mise en concurrence sur un modèle anglo-saxon qui va dans le sens d’une autonomie financière des universités. Elles sont affectées par le nb d’étudiants. Demain, l’idée c’est que les universités trouvent de nouvelles sources de financements auprès des entreprises et qu’elles soient mises en concurrences. Manipulations avec les droits d’inscriptions. Il y a des taux nationaux, si l’université devient indépendante, des manipulations seront faites. Ceux qui vont payer, seront les étudiants. Hiérarchisation des universités : le diplôme de Dijon vaut autant que les autres. Demain, ça ne saura plus pareil. L’université sera managée, comme avec un chef d’entreprise. Le fond du pb : ce modèle fonctionne bien dans les pays anglo-saxons, car on a accepté la hiérarchie des universités. Or, il y a aussi une forte habitude au financement privé de la recherche.
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Re: Cours de géo de l'Europe + annonce

Message par Arkana le Sam 21 Mar - 14:55

Cours numéro 3

Ville/urbain : en gros, on ne sait pas ce qu’est une ville. La première raison est l’orientation disciplinaire : on a une conceptualisation différente de la ville. On va poser un certain nombre de conventions. Il y a des règles, à priori, pour essayer de saisir cette notion de « ville ». Se sont des conventions. Il existe différentes échelles géographiques pour les grandes villes mondiales:
• Il y a de grandes villes mondiales : pour ces grandes villes on a un certain nombre de définition.
La première est celle de métropole. Pour les historiens, la racine grecque de métropole est « meter », c’est donc lié à la mère. Dans l’histoire, c’est donc la ville mère, elle a donc des filles, cela s’inscrit dans un processus de colonisation. Par exemple, Phocée à créé la ville de Marseille. Mais, il y a une séparation géographique. C’est l’idée d’un réseau à distance et d’un pouvoir politique. Par extension, on utilisera ce terme par rapport à d’autres processus de colonisation, pour la nation qui a colonisé d’autres territoires. La métropole est le territoire continental aujourd’hui, en France. La métropole indique la relation de pouvoir, on va réutiliser ce terme, en que l’on associe à des pouvoirs économiques. Ils sont alors identifiés par des services économiques de haut niveau, comme le système bancaire. Les villes concernées sont Londres et Paris, par exemple. C’est cette notion de pouvoir économique, associé à des services, qui définit une métropole. Aujourd’hui, c’est une des grandes villes mondiale qui montre sa force dans le domaine économique. Une capitale concentre l’essentiel du pouvoir politique, par ex. en France. Un peu en Angleterre.
En Europe, dans le cas de l’Allemagne, Berlin n’est pas la ville du pouvoir économique, c’est plutôt Francfort et Munich. Il est associé à des pouvoirs économiques, mettant l’importance sur les services de hauts niveaux, avec les banques encore une fois. Il y a une certaine domination sur un territoire. On n’a pas la fonction de colonisation, de la métropole dans son environnement. Voilà une première notion importante. Il existe un processus de métropolisation. Normalement, une métropole devrait être plus que millionnaire (en hab.), parfois, on utilise ce langage pour des villes plus petites mais ayant un pouvoir économique important. Dijon a un processus de métropolisation à l’échelle de la Bourgogne.
• Une mégapole : le terme grec est « méga » qui veut dire grand. Une métropole est une grande ville, on retient en général le seuil de 8 millions d’hab.
Pour identifier les très grandes villes qui ne sont pas des métropoles. Pour les grandes villes du Tiers Monde on parle plutôt de mégapole. Se sont des villes appuyées par un développement démographique. Nous sommes ici dans un processus de mégalopolisation. Dans une ville réelle il y a la fois des fonctions métropolitaine, et une dynamique mégalopolitaine. Même dans les villes du N, comme New York, Los Angeles, il y a des formes de mégalopolisation. C’est une combinaison des deux processus. Le Caire est essentiellement une mégapole. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas dedans d’autres modèles.
• Une mégalopole : terme inventé par un géographe français, Jean Gottman en 1961 pour définir la mégalopole sur la cote américaine.
Il y a un croissance d’un certains nombre d’espace. Quand deux villes l’unes à côtés de l’autre sont en croissance, elles finissent par se toucher. C’est une logique anisotrope, avec une continuité, il va y avoir une jonction de noyaux. Il faut faire une analyse de la structure morphologique, dans la continuation. Là, nous sommes dans une logique de l’agglomération. Ce terme de mégalopole peut être utilisé pour les très grandes villes, les très grands espaces. On peut utiliser le terme de conurbation. Il faut qu’il y ait une continuité. L’E américain, et l’O américain. Territoires péri urbains qui vont se connecter, ces ensembles sont des régions urbaines. Densité urbaine forte en Europe, il existe des grandes et des petites métropoles, qui ne sont pas contigües. Il y a une très forte densité économique et de population qui va de l’E, traverse l’All, la Suisse, le Nord de l’Italie. Les géographes l’ont appelés la « bananes bleue ». C’est une concentration de richesse. Cela existait déjà au XVe siècle. Milan n’était pas concerné, plutôt Gènes à l’époque. Bleue, parce que les premières revues grand public qui l’ont publié l’avait symbolisée en bleue. A part Londres et Paris, on a un ensemble de villes qui sont plutôt petites.
Quand on va descendre au niveau national, chaque ensemble géographique définit les choses. Comment mesurer le fait urbain en France ? Là aussi, les choses sont un peu compliquées et vont évoluer dans le temps. Si on regarde les définitions qui pouvaient fonctionner il y a 30 ans, on avait défini la séparation entre l’urbain et le rural à partir d’une taille de communes :
• Commune rurale (avec une définition administrative)
• Commune urbaine ou unité urbaine. 2000 hab. A partir de 2000 hab., se sont des communes urbaines. Agglomérées. Développement urbain important. On a une croissance urbaine, due au développement des banlieues et de la péri urbanisation.

Les espaces urbains autour de trois cercles concentriques :
• Le premier espace est la ville centre, c’est la commune éponyme de l’ensemble urbain, elle va lui donner son nom.
• Le second espace est la banlieue. La commune et la banlieue correspondent à l’agglomération. A partir de l’observation du bâti et de la morphologie des rues aussi.
C’est l’ensemble des unités construites, les bâtiments. Il faut une distance de 200 mètres. Si une commune touche un autre commune et que la distance entre les deux et de moins de 200 mètres, alors elles formeront une agglomération. Le travail repose alors sur le bâti. Il y a d’autres communes qui sont agrégées à la ville centre, on parle alors de communes de banlieues. Il y a une ambigüité. D’une part, c’est une structuration purement morphologique (bâti) et qui repose sur les communes. On peut parfois utiliser le terme d’agglomération pour qualifier l’ensemble des communes qui sont agglomérées à l’espace. Les deux notions sont possibles. Soit uniquement le bâti, soit les communes. On a aussi une troisième définition plus compliquée, celle des structures institutionnelles. C’est une définition juridique et institutionnelle.
• Le péri urbain : on va avoir des espaces moins denses, où le paysage est plutôt rural, et occupé par des populations ayant un rapport fonctionnel avec la ville (qui y travaillent).
On parle de déplacement domicile- travail. Le total de cet ensemble s’appelle l’aire urbaine. Se sont des définitions plutôt statistiques. L’aire urbaine de Paris est plus grande que l’Ile de France. Ces individus du péri urbain peuvent déborder. Les gens qui habitent dans le N de la Bourgogne et qui sont dans l’aire urbaine de Paris. Chaque petite ville a son aire urbaine.

Qu’est ce qu’un pôle urbain : Parmi ces agglomérations, celles qui ont plus de 5000 emplois sont des pôles urbains. Cette définition est utilisée auj. Les grandes agglomérations sont des pôles urbains. Une agglomération qui a moins de 5000 emplois est un pôle rural. Soit environ 10 000 hab., c’est aussi une unité urbaine. Un pôle rural à moins de 5000 emplois. Toutes les définitions sont contestables. Celle-ci est construite sur les déplacements domicile travail, mais on peut penser que cela dépend d’autres services (déplacements pour aller au médecin, à l’école, au supermarché….) cette définition a une orientation plus économiques que géographiques. Au contraire, quand on va avoir une approche sociologique, la ville est ce qu’il y a au milieu. Il y a des pb et des conceptions différentes.
On a du mal à définir une ville spatialement et économiquement. Il faut regarder les problèmes différents dans la ville, et essayer de faire un lien entre tout ça. On a beaucoup parlé du problème du bâti, de morphologie, qui va nous amener à ce que l’on appelle l’urbanisme. Il y a la question des fonctions et des activités, certaines de ces fonctions sont métropolitaines. Elles s’expriment dans des bâtiments. Il y a la dimension des structures sociales, des hiérarchies (riches/ pauvres/ revenus) entre la ville centre et la banlieue, la banlieue et le péri urbain (écologie urbaine). Un élément important est lié aux déplacements, à la mobilité. Tous ces points sont reliés. L’important est de savoir comment on se déplace, quels types de populations sont concernés par quel moyen de transport. Au centre, il y a le pouvoir, la gouvernance symbolique.
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Message par Arkana le Sam 21 Mar - 14:56

Je poste le cours numéro 6 cet aprem, désolée du retard, j'ai eu des petits contre temps ^^
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Message par Ben le Sam 21 Mar - 15:38

Bah j'ai envie de dire super merci Very Happy

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Message par Arkana le Sam 21 Mar - 16:17

J'ai envie de répondre: de rien Cool
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