cours du 9/10 et 16/10 de Stein

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cours du 9/10 et 16/10 de Stein

Message par Invité le Sam 15 Déc - 18:15

I) Tentative de Définition de la « Religion »
1) La Lexicographie
Définition selon le Petit Larousse illustré, éd. 2004 :
1. Ensemble de croyances et de dogmes définissant le rapport de l’homme avec le sacré.
2. Ensemble de pratiques et de rites propres à chacune de ces croyances.

Dogme : une vérité qu’il FAUT croire (la quasi-totalité de la Bible), c’est une vérité qui ne se discute pas (ne pas assimiler à une vérité scientifique qui reste en perpétuelle discussion, c’est une vérité jusqu’à preuve du contraire)
Sacré : Tout ce qui touche au divin (induit une coupure du Monde en 2 : le sacré/le profane). Consacrer qqch est le contraire de profaner ce qqch (profaner = commettre un sacrilège).

Pratiques : actes
Rites : pratiques codifiées répétées (sur long-terme ou à court-terme), par exemple la messe (une prière reste une pratique si elle n’est pas régulière)

Définition(s) du Petit Robert, éd. 2002 :
Ensemble d’actes rituels liés à la conception d’un domaine sacré distinct du profane, et destinés à mettre l’âme humaine en rapport avec Dieu.
1. La religion : reconnaissance par l’être humain d’un pouvoir ou d’un principe supérieur de qui dépend sa destinée et à qui obéissance et respecte sont dus (…)
2. Attitude particulière dans la relation avec Dieu (…)
3. Une religion : système [(organisation)] de croyances et de pratiques, impliquant des relations avec un principe supérieur, et propre à un groupe social (…)

Ame : conception qui ajoute au corps un moyen spirituel de s’animer (l’âme quitte le corps lors de la mort)

Ici le terme de « destinée » sous-entend que l’homme n’est pas libre de son destin, ce terme est aussi la seule chose qui lie L’Homme au dieu. Le terme de « conception » et très important dans ce genre de définition (la religion est sujet à polémique) implique un raisonnement scientifique (pas de subjectivité).
Il faut d’ailleurs être très attentif aux termes de Dieu (avec majuscule, au singulier) et dieux (sans majuscule, au pluriel), parler de la religion en utilisant uniquement « Dieu » revient à exclure une bonne partie de ce qui la concerne (religions polythéistes).

2) Approche pratique, la Justice

Extrait d’un jugement de la cour d’appel de Lyon du 28/07/97 :
« Attendu qu’il est exact que la liberté de croyance est un des éléments fondamentaux des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation en trouble pas l’ordre public établi par la loi »(…) ; que l’article 1er de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat précise que la République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées dans l’intérêt de l’ordre public (…) ; que l’article 9 de la Convention européenne de sauvegarde des droit de l’homme et des libertés fondamentales (…) réaffirme le principe de manifester sa religion sous les seules restrictions résultant des nécessités de la sécurité publique, de l’ordre public, de la santé ou de la morale publiques ;
Attendu qu’il est vain, dès lors de s’interroger sur le point de savoir si l’Eglise de scientologie constitue une secte ou une religion, la liberté de croyance étant absolue ; que dans la mesure où une religion peut se définir par la coïncidence de deux éléments, un élément objectif, l’existence d’une communauté, même réduite, et un élément subjectif, une foi commune, l’Eglise de scientologie peut revendiquer le titre de religion et développer en toute liberté, dans le cadre des lois existantes, ses activités, y compris ses activités missionnaires, voire de prosélytisme. »

Entre Religion et Secte, les frontières sont indéfinissables.
En effet, la religion est une organisation communautaire et une croyance commune des individus y adhérent (groupe social) mais dans ce cas, la secte aussi répond à ces critères.
On peut donc dire que cela revient à une Guerre Sémantique (un parti politique pour être une religion s’il se définissait en tant que tel). La Religion est donc une auto-définition (subjectivité du terme), le terme « secte », péjoratif , est seulement un moyen pour les grandes « Religions » de garder leur monopole.

Remarque : le terme foi implique une idée de « nécessité de croire » contrairement au terme « croyance » (plus englobant).

Il existe un moyen de croire en une puissance supérieure sans qu’il y ait existence du Divin. Dans le cas de l’idéologie (d’où il tire sa définition). Par exemple le Marxisme est un dogme sensé conduire au bonheur (le communisme), la puissance supérieure de cette idéologie est le cours de l’Histoire.
En conclusion la seule différence entre un Idéal et une Religion c’est le Divin.

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Re: cours du 9/10 et 16/10 de Stein

Message par Invité le Sam 15 Déc - 18:16

Religion et Culture (CM du 15/10/07, Mouillebouche)

Introduction à l’ancien testament :
Cadre géographique : Croissant fertile (régions d’Israël et Juda) prolongeable par l’Egypte.
Le pentateuque est al Torah juive divisé en 5 rouleaux :
- La Genèse : récits 1 à 11 content les origines du Monde et 12 à 50 parlent des patriarches
- L’Exode, le Lévitique, les Nombres : traversée du Sinaï du peuple hébreux
- Le deutéronome : code de lois (apparaît en 612, le seul dont on a une date précise), attribué à Moïse (mais sûrement pas sous son unique plume)
La Genèse est considérée comme le texte le plus connu au Monde.

Plan du cours :
I) Lecture historico-critique de la Genèse
II) Iconographie
III) Lectures juives et chrétiennes


I) Lecture historico-critique de la Genèse
A) Exégèse historique (étude de la Genèse)
La Genèse est une épopée nationale mise par écrit à l’instar d’autres récits tels que :
- Chez les grecs : L’Iliade, l’Enéide
- Mythologie Scandinave : l’Eddan de Snorri Sturlussan
- Pays de Galle : le Mabinogi
- Gaule : Le Cycle de Cuchulain

Ils ont tous des fonds ancien remis en forme par écrit.

Dès la première lecture on remarque des incohérences dans le récit de la Genèse (1er et 2ème récit) :
Par exemple, dans le 1er récit on nomme « Dieu » et dans le second « YAHVE Dieu » qui est différent. On peut en déterminer grâce à ces appellations l’époque d’écriture des récits car l’ancien testament est une juxtaposition de textes de différentes époques.

Les différentes strates rédactionnelles :
- Yahviste (J) : En Juda, IX° s. (Royaume du Nord), ici le Dieux est très attaché à Jérusalem et est très anthropomorphiste.
- Elohiste (E) : Israël, VIII° s. , ici le Dieu est moins attaché à Jérusalem

⇨ Les deux se réclament de Moïse
Par la suite, d’autres apports à l’Ancien Testament sont découverts :
- Deutéronomique (D) : Roi Josias, vers 612, quelques changements du sens originel (pour aller dans le sens de sa politique)
- Sacerdotale (P) : ajout du Lévitique (vers 550), réécriture qui rajoute un peu au texte original et en change un peu l’organisation.
- Rédaction Finale : Vers 350

B) Origines de la lecture historico-critique
Les origines de cette lecture viennent d’une foi dans les traditions de certains individus sans fondamentalisme (on en prend pas tout au 1er degré). Par exemple, le Pape Grégoire IV, dit « le Grand » (590-604) écrit Morale sur Job qui est une critique du livre pour savoir qui l’a réellement écrit (ça ne peut être entièrement Moïse car on y conte sa propre mort).
Il y a ensuite les révélations biblique confrontées au sciences naturelles, par exemple à propos de la retondité de la Terre, depuis le IV° s. chez les Grecs tout le monde sait que la Terre est ronde, même au Moyen-Âge (les gens cultivé du moins) comme le montre Saint-Augustin(qui évoque les antipodes) . Une seule personne est contre cette théorie car celle-ci n’est pas écrite dans la Bible. Saint Augustin répond à cet argument en disant que Dieu voulait des chrétiens et pas des mathématiciens (dans De Genesi Ad Litteram). De même Saint Thomas déclare que « Seul ce qui est utile au salut peut être objet de révélation » (De Veritate, q.12, 1.2.).

C) Lecture anthropologique

Dans toutes les religions il y a un ou plusieurs tabous (c’est une sorte de base de la religion). Dans beaucoup celui-ci concerne la nourriture (vient du Fruit Défendu pour les chrétiens), un jour (Dimanche, chômage de Dieu) ou autre. Dans la religion chrétienne le jour tabou permet de structurer le Temps, l’Espace est matérialisé par l’Ange devant le Paradis Terrestre qui interdit l’entrée après que Dieu ait banni Adam et Eve (limite entre le Paradis et la Terre).

II) Iconographie

(Documents évoquant la Genèse)
Illustrations de la Bible de Souvigny, XIII° s.
Beatus de Liebana, Espagne, X° s.
Jardin des Délices
La Gènèse, Michel-Ange, Chapelle Sixtine

III) Lectures juives et chrétiennes

A) Principes Généraux
Les deux sont d’accord sur quelques points :
- Dieu parle à travers la Bible, ce n’est pas directement sa parole, il convient donc de l’interpréter.
- Dieu n’est qu’Amour même si ses actions semblent cruelles, elle remettent l’Homme dans le droit chemin. (Adam et Eva bannis du paradis terrestre, Dieu leur donne leur chance de survivre sur Terre par Amour)

Lecture juive :
Différentes méthodes pour lire la Bible :
- Le Midrash : technique de lecture qui fait parler toute les lettres du récit pour décrypter les éventuels messages de Dieu
- La Gematria : attribution de valeurs numériques aux mots (on trouve des nombres divins redondants)
- Le Notaricone : interprétation des premières lettres des mots (initiales), prennent les consonne essentiellement. Par exemple : ADAM lu ADM donne « Adam David Messie »

Lecture chrétienne :
4 méthodes de lecture :
- Littérale : historique
- Allégorique : appelée Kérygmatique (dogmatique), par exemple la Traversée de la mer par Moïse évoque le Baptême
- Tropologique : moral (implications pratiques)
- Anagogique : mystique, eschatologique (par inspiration de l’esprit Saint)

On peut les assimiler à la Lectio Divina (4 manières de prier), par ordre croissant d’importance :
- La Lectio
- Le Méditato
- L’Oratio
- L’Adoratio/contemplatio

B) Le récit de la Création
Le premier mot (sujet à beaucoup de débats) est « Au commencement », en hébreux « Bé Réchit » dont la traduction exacte est « Le Commencement de ».
Première phrase en hébreux : « Bé Réchit Bara Elokim ète Ha-Chamïn Vé-ète Ha-Artez »

Juifs :
« Bé » a pour valeur numérique le chiffre 2, 2 est donc le nombre de la révélation (Homme et Femme). (remarque : Dieu = 1)
« Bara Elokim » => Bara signifie Créer en hébreux mais le mot n’est applicable qu’à Dieu car pour être plus précis il signifie « Créer à partir de rien » (Donc assimilable uniquement au Créateur).

Chrétiens :
Se sont aperçus que « Elokim » est un pluriel alors qu’il s’applique à Dieu (qui rappelons le est égal à 1). Ils en ont déduit que cela désignait les 3 « formes » de Dieu : Dieu, l’esprit de Dieu et la Parole de Dieu (sa parole est créatrice, il ne créé pas la Lumière mais sa parole le fait : « Que la Lumière soit, et la Lumière fut »).

Dieu a créé l’Homme au 6e jour comme l’animal mais dans le texte on remarque une rupture verbale pour séparer les 2 (comme si les animaux n’étaient que le paysage).
L’Homme serait à l’Image de Dieu car il est homme et femme, l’idée de couple implique l’idée d’Amour et Dieu est Amour.

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